Description

MATÉRIAUX ET MATÉRIELS

Marbres noirs de Belgique (noirs de Tournai ou de Mazy) + or.
Lumière et son : 1 mini-projecteur à faisceau serré mobile conduit par ordinateur + Hauts Parleurs + amplificateur.
Assistance d’un technicien lumière-son.

LIEU

Une nef d’église ( pour la simplicité, le volume et la pureté de sa sonorité).

DESCRIPTION

Au sol, un certain nombre de pierres anthracites brutes et mates de formes diverses, portant chacune sur une petite surface polie (devenue d’un noir profond) une étoile d’or posée à la feuille, seront parsemées sur le sol de la nef de l’église.

Chaque pierre est associée à un poème court et jubilatoire pris dans l’oeuvre poétique d’Henry Bauchau.

L’émission sonore du poème se déclenche quand un faisceau lumineux vient frapper l’étoile de la pierre et la fait briller plus que les autres.
Quand la diction du poème est achevée, le faisceau se déplace lentement sur un silence vers une autre pierre étoilée, balayant une trajectoire qui laisse en mémoire comme le tracé d’une constellation.
Ces déplacements coordonnés aux poèmes font l’objet d’un programme conçu par ordinateur.

Dans la religion juive, on laisse un caillou comme une pensée sur la pierre tombale du mort que l’on est venu silencieusement visiter.
Cette installation fait chanter les pierres en rallumant l’étoile qu’elles furent avant de  chuter, de refroidir et de durcir.

Petites résurrections temporaires que l’art permet de célébrer!

« L’origine wallonne de ces pierres comme d’Henry Bauchau lui-même ne peut être une simple coïncidence : j’y vois un signe de sa part pour m’aider à ajuster son ciel étoilé de poète à la terre noire qui l’a porté.
D’une nuit, l’autre, « en lumière acharnée… »

 

 

Crédits photographiques : Hélène Mugot, Fabrice Bertrand.

Détails

Date: 2019